La pollution lumineuse ? Qu’es aquò ?
Les communes installent de plus en plus d’éclairage public. L’origine de l’éclairage public vient d’une peur sécuritaire qui date de Louis 14. Comme toujours l’idée est venue des grandes capitales d’États centralisés. Les braves bourgeois parisiens tremblaient en passant dans les rues des quartiers populaires de Paris et ils en vinrent à réclamer des lampadaires comme aujourd’hui on réclame des caméras de surveillance.
La pollution lumineuse représente pourtant une nuisance pour les humain-e-s. Le gaspillage d’électricité est considérable et coûte cher aux contribuables. En plus l’argument de la sécurité routière ne tient pas. L’éclairage semble inciter à rouler plus vite et peut même éblouir (il y aurait plus d’accidents aux ronds-points éclairés, d’après les statistiques).
Cela n’évite pas non plus les vols et les agressions : les endroits les moins éclairés seraient les moins dangereux d’après les statistiques de la police et de la gendarmerie françaises). Par contre, les lampadaires vont de pair avec l’avancée de l’urbanisation : la ville et ses règles de vie envahissent de plus en plus la campagne. L’éclairage public favorise à terme la “ rurbanisation ” et les migrations pendulaires.
En outre l’éclairage nuit au sommeil et au repos, et la lumière artificielle qui s’introduit chez nous n’est pas forcément bienvenue. L’éclairage peut aussi désorganiser socialement nos journées liées ancestralement au soleil : on est incité-e-s à vivre la nuit et à suivre un rythme de vie fatiguant , on manque de sommeil et de lumière naturelle. On ne voit plus les étoiles, qui sont pourtant la base de notre savoir ancestral (pensez à la mythologie la philosophie, les sciences).
D’autre part la pollution lumineuse constitue une nuisance pour les bêtes en perturbant leur sommeil et leurs rythmes biologiques. De nombreux animaux restent piégés par la lumière (comme les insectes, etc.) ou sont effrayés (comme les oiseaux migrateurs...). Cela met en péril certaines espèces en danger (qui ont du mal à se reproduire).
La pollution lumineuse représente aussi des nuisances pour toute la planète. Il s’agit d’un gaspillage d’énergie : or la fabrication d’ électricité pollue et épuise les ressources naturelles, en particulier les ressources fossiles (pétrole, uranium...). Or le pétrole ne tardera pas à se tarir (d’ici quelques dizaines d’années selon certains experts.) Imaginez aussi la quantité de déchets polluants des lampadaires comme les métaux toxiques des ampoules (mercure, etc.). La flore n’est pas épargnée, tous les rythmes naturels sont perturbés. Par exemple les plantes font leur photosynthèse en pleine nuit . Et ne parlons pas de la détérioration du paysage…
Face à ces nuisances il existe des solutions locales. On peut limiter l’éclairage existant aux heures de trafic à l’aide de minuteries ou détecteurs de mouvements. Par exemple en éteignant l’éclairage une partie de la nuit. Et pourquoi pas supprimer les lampadaires qui ne sont pas indispensables (sur les petits chemins, dans les centres historiques) et n’en installer que dans des endroits où ils sont absolument indispensables.
En tout cas, il est plus que temps que nous réapprenions à apprivoiser l’obscurité et à accepter la réalité naturelle qui fait que la nuit succède à la journée.

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