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Categoria: La França es una mèrda

La pollution lumineuse ? Qu’es aquò ?

ocres 25/10/2009 @ 22:32


Les communes installent de plus en plus d’éclairage public. L’origine de l’éclairage public vient d’une peur sécuritaire qui date de Louis 14. Comme toujours l’idée est venue des grandes capitales d’États centralisés. Les braves bourgeois parisiens tremblaient en passant dans les rues des quartiers populaires de Paris et ils en vinrent à réclamer des lampadaires comme aujourd’hui on réclame des caméras de surveillance.

La pollution lumineuse représente pourtant une nuisance pour les humain-e-s. Le gaspillage d’électricité est considérable et coûte cher aux contribuables. En plus l’argument de la sécurité routière ne tient pas. L’éclairage semble inciter à rouler plus vite et peut même éblouir (il y aurait plus d’accidents aux ronds-points éclairés, d’après les statistiques).

Cela n’évite pas non plus les vols et les agressions : les endroits les moins éclairés seraient les moins dangereux d’après les statistiques de la police et de la gendarmerie françaises). Par contre, les lampadaires vont de pair avec l’avancée de l’urbanisation : la ville et ses règles de vie envahissent de plus en plus la campagne. L’éclairage public favorise à terme la “ rurbanisation ” et les migrations pendulaires.

En outre l’éclairage nuit au sommeil et au repos, et la lumière artificielle qui s’introduit chez nous n’est pas forcément bienvenue. L’éclairage peut aussi désorganiser socialement nos journées liées ancestralement au soleil : on est incité-e-s à vivre la nuit et à suivre un rythme de vie fatiguant , on manque de sommeil et de lumière naturelle. On ne voit plus les étoiles, qui sont pourtant la base de notre savoir ancestral (pensez à la mythologie la philosophie, les sciences).

D’autre part la pollution lumineuse constitue une nuisance pour les bêtes en perturbant leur sommeil et leurs rythmes biologiques. De nombreux animaux restent piégés par la lumière (comme les insectes, etc.) ou sont effrayés (comme les oiseaux migrateurs...). Cela met en péril certaines espèces en danger (qui ont du mal à se reproduire).

La pollution lumineuse représente aussi des nuisances pour toute la planète. Il s’agit d’un gaspillage d’énergie : or la fabrication d’ électricité pollue et épuise les ressources naturelles, en particulier les ressources fossiles (pétrole, uranium...). Or le pétrole ne tardera pas à se tarir (d’ici quelques dizaines d’années selon certains experts.) Imaginez aussi la quantité de déchets polluants des lampadaires comme les métaux toxiques des ampoules (mercure, etc.). La flore n’est pas épargnée, tous les rythmes naturels sont perturbés.  Par exemple les plantes font leur photosynthèse en pleine nuit . Et ne parlons pas de la détérioration du paysage…

Face à ces nuisances il existe des solutions locales. On peut limiter l’éclairage existant aux heures de trafic à l’aide de minuteries ou détecteurs de mouvements. Par exemple en éteignant l’éclairage une partie de la nuit. Et pourquoi pas supprimer les lampadaires qui ne sont pas indispensables (sur les petits chemins, dans les centres historiques) et n’en installer que dans des endroits où ils sont absolument indispensables.

En tout cas, il est plus que temps que nous réapprenions à apprivoiser l’obscurité et à accepter la réalité naturelle qui fait que la nuit succède à la journée.

Pega-pas-solet

ocres 25/10/2009 @ 22:14

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Demander le TGV c’est jouer un jeu dangereux

ocres 25/10/2009 @ 22:01

 

S’entêter à appuyer le projet de TGV en le présentant comme alternative à celui de l’aéroport est un piège, car il se pourrait bien que ce soit tout le contraire qui se passe.

TGV = futur aéroport.

En réalité l’association d’un aéroport connecté avec une ligne TGV, c’est le rêve parfait des spécialistes en « aménagement du territoire » qui prétendent « désenclaver la province », c’est à dire en décodant : faire des grandes villes une seconde banlieue de Paris. 

Il est vrai que dans un premier temps l’ouverture d’une ligne TGV fait baisser le trafic aérien par le jeu de la concurrence. Mais on sait aussi que ce n’est qu’un effet à court terme, car finalement la multiplication des offres incite à toujours plus de mobilité, ce qui profite à terme aussi à l’avion. C’est en tout cas ce qui a été constaté lors de l’ouverture de la ligne Marseille-Paris, entre autres conséquences à déplorer.

La vallée de l’Ariège se transforme en escalator vers l’aéroport

Plus la vallée de l’Ariège sera bien connectée avec une circulation fluide, plus la voie sera libre pour implanter un aéroport bien desservi...

En améliorant la mobilité sur l’axe Toulouse-Foix, on transformera la vallée de l’Ariège en un énorme lotissement. Sans compter les zone alentours qui seront aussi affectées. Et bien sûr le péril encouru par les paysans (rappelons qu’un paysan met la clef sous la porte toutes les 20 minutes)… Ne parlons pas de l’augmentation du coût de la vie, et en particulier la flambée des prix du foncier. Où se logeront alors les plus modestes d’entre nous ? Mais à ce moment là, il sera trop tard pour réagir…

Si l’on peut aller vite, il faut aller travailler loin

Avec le TGV, la 2´2 voies et patin-couffin, on ne passera pas moins de temps dans les transports : on ira juste travailler plus loin.

Au lieu de tout ça, il faudrait décentraliser les bassins d’emploi en accueillant de nouveaux employeurs localement. La qualité de vie n’est pas d’aller travailler vite et loin, mais lentement et près de chez soi. C’est à dire moins d’accidents, moins de frais, moins de fatigue…

Être lucides et courageux

Alors évitons les pièges égoïstes et ne cédons pas à la facilité. Si l’on refuse l’aéroport on ne peut pas se réjouir d’une nouvelle ligne TGV et de tout ce qui peut augmenter le trafic dans la vallée.

 

Essayons d’organiser nos vies autrement, sans être obligé-e-s d’aller à Toulouse pour un oui ou pour un non. Préparons-nous dès aujourd’hui à vivre avec moins de pétrole dont le prix ne peut plus désormais qu’augmenter puisque nous avons déjà brûlé plus de la moitié des ressources planétaires.

 

Défendons notre pouvoir de décision local et refusons les décisions centralistes françaises qui vont à l’encontre des intérêts de la population locale et en particulier des plus pauvres!

Nos cal pas deishar fèr. Gardarem nòstra tèrra !



 

   autoroute

+ TGV

+ RN 20 en 2´2 voies

+ augmentation du trafic SNCF

                                                           

= conditions idéales pour l’aéroport

 

 



 

 

Le TGV qu’es aquò?

. Le TGV c’est pas du tout écolo: après l’avion, c’est le moyen de transport le plus vorace en énergie.

. Une nuisance pour le travail des paysans

. Des travaux très couteux payés avec des fonds publics

. Risques d’innondations

. Des billets chers

Pour un pays libre

ocres 25/10/2009 @ 21:54

Bien que nous ny pensions peut-être pas tous les jours, nous savons que nous sommes Occitan-e-s. Puisque nous sommes né-e-s en Occitanie, puisque nous y vivons, puisque la langue doc ne nous est pas étrangère. Et si nous ne la parlons pas nous-mêmes, cest le cas de nos proches ou de nos ancêtres.

Même si nous ne le savons pas forcément par coeur, l’Occitanie couvre 190 000 km², avec une population de 15 milions d’habitant-e-s. L’Occitanie c’est ce territoire et ces gens que les Français-es appellent “le midi”.

Dans le fond, nous le savons, nous sommes bien des Occitan-e-s qui vivons en Occitanie.

Uèit sègles d’alienacion.

Nous, Occitan-e-s, pourrions être une nation. Nous aurions dû devenir une nation et c’est ce que nous serions aujourd’hui sans les invasions françaises qui commencèrent au XIIème siècle, à l’époque de la croisade, suivies des autres conquêtes et anexions de notre territoire morceau par morceau, ainsi que les politiques successives de centralisation. Cela fait 8 siècles que le peuple occitan subit la colonisation française.

Huit siècles qu’un pouvoir étranger tente de mettre fin à notre existence en tant que peuple. D’abord on détruit notre pouvoir politique, on occupe notre territoire et on s’accapare le droit de l’administrer à son profit. Ensuite on met en oeuvre l’ethnocide de notre population, c’est à dire la destruction de notre personnalité, notre culture et tous les caractères qui font de nous en peuple à part entière. A la différence du génocide, l’ethnocide n’a pas besoin que l’on extermine physiquement une population. Il suffit de nous assimiler, nous rendre Français-es de gré ou de force.

A ce jour, la colonisation n’a toujours pas pris fin et elle est même plus efficace que jamais. Elle a réussi à ce que le peuple occitan ne se constitue pas en nation, qu’il n’accède pas à une conscience de lui-même en tant que peuple et que sa population dans sa grande majorité se sente française, italienne ou espagnole, mais pas occitane.

A l’ethnocide s’ajoute le linguicide, la mise à mort d’un des traits les plus importants de notre personnalité qui nous unit de Niça a Bordèu et de Lemòtges a Foish, en passant par le Val d’Aran et les vallées cisalpines: notre langue occitane, notre langue d’oc. Le linguicide commence en excluant notre langue de tous les usages administratifs, puis on la fait appeler “patois” pour la rendre inférieure (c’est à dire “pataud”), ensuite on la pourchasse dans les écoles et enfin on finit par vouloir l’enterrer vivante. A l’agonie, mais toujours vivante. La situation de quasi-clandestinité qu’elle subit aujourd’hui menace sa survie et rend impossible la communication des Occitan-e-s entre eux dans leur propre langue (à l’image de ce même appel que la population d’oc, analphabète dans sa langue, n’aurait pas pu lire autrement que dans la langue du pouvoir).

Notre pays, notre peuple et notre langue n’ont jamais été aussi proches de la fin. Cette disparition ne serait pas une extinction naturelle. Il s’agit d’une mise à mort anticipée pour et par les intérêts du pouvoir colonial. Notre élimination de la face de la Terre en tant que peuple a été froidement orchestrée et assumée par l’Etat français jusqu’à aujourd’hui. C’est une injustice flagrante pour qui ose remettre en question les mythes que l’on nous a inculqués.

Si nous avons le courage et l’honnêteté de faire ce constat alarmant, nous devons réagir. N’importe quel pays menacé de disparition a le droit de résister et de lutter pour son existence avec tous les moyens dont il dispose. Il est temps d’en faire de même.

Tornar trobar la dignitat e tornar viure.

Avant tout, nous avons droit à la dignité. N’ayons ni peur ni honte de le dire: notre pays, c’est l’Occitanie. Nous sommes Occitan-e-s alors soyons en fièr-e-s. Et nous avons le droit de l’être sans que l’on nous oblige à être Français-e-s, Espagnol-e-s, ou Italien-ne-s. Nous ne devons pas céder au chantage qui nous donne des droits civiques qu’à condition d’adopter la nationalité des vainqueurs. En tant qu’Occitan-e-s nous devons avoir les mêmes droits que tous les peuples de la planète sans pour autant être contraint-e-s de porter le déguisement de Français-e.

Récupérer notre dignité, c’est aussi connaître notre histoire, savoir comment notre peuple a été dépossédé de son pouvoir de décision, de sa culture, de ses pratiques, de sa langue. Comprendre comment la population occitane a été aliénée. Réfléchir à notre émancipation.

Et l’émancipation devrait passer par la réappropriation de notre langue. Non seulement pour la savoir, la comprendre, pouvoir la parler, la lire et l’écrire, mais aussi pour la faire vivre à chaque instant et dans chaque recoin de notre territoire. Dès que nous le pouvons, faisons usage de la langue d’oc et transmetons-la. Parlons et défendons l’occitan qui est le fondement de notre pays. Car c’est la seule langue qui a en Occitanie la légitimité et la vocation à être rétablie comme première langue de communication entre ses habitants.

*

Le jeu en vaut la chandelle. D’autres peuples se sont soulevés pour moins que cela. Active ou passive, subite ou tenace, au grand jour ou dans l’ombre, organisée ou spontanée, la résistance est plus que jamais légitime et urgente. Notre existence mérite que nous nous battions pour elle. Nous valons la peine de notre propre résistance.

 

Visca l’Occitània libra!

 

Visca la resistença!

 

La Susmauta nº1 e nº 2

ocres 25/10/2009 @ 21:48

Enfin, la SUSMAUTA accessibla a totis:

La Susmauta Nº 1

La Susmauta Nº 2

Gardarem l’ora del país

ocres 25/10/2009 @ 21:41

 

N'i a pro de celebrar le 11 de novembre coma una fèsta solament francesa. Aquela celebracion es venguda une mena de segonda fèsta nacionala francesa ont se glorifica la patria e l'unitat de la nacion. La realitat crudèla d'aquela prumèra guèrra mondiala es totjorn amagada dijots d'un flòc de simbòles francimands.

N'i a pro de desbrembar que ls occitans an pas jamès demandat de se bàter dins l'armada francesa, per la patria francesa. An pas jamès demandat mèma d'èster franceses.

Avuèi nos cal brembar aquela tragedia. Es un "dever de memòria". Se cal brembar de tot e pas unicament de çò que refòrça le nacionalisme francés.

 

Nos cal brembar qu'èm occitans.

Nos cal brembar coma nos forcèren a morir per la França.

Nos cal brembar coma nos forcèren a èster franceses.

 

Occitània Resistenta