Quelques conseils pour faire du STOP
Avantages
. c’est gratuit
. c’est parfois très rapide
. on n’est pas dépendant d’horaires fixes: on part à peu près quand on veut.
. c’est sympa, on rencontre des tas de gens qui a-priori devraient être moins cons/couillons que ceux qui ne prennent pas.
. ça fait prendre l’air et ça fait marcher
. c’est anticonsumériste et écologique
. ça favorise les solidarités spontanées
Inconvénients
. on est jamais sûrE d’arriver à l’heure (quoiqu’en train ou avec sa propre voiture non plus)
. c’est désagréable si la météo n’est pas clémente
. il y a des risques routiers
. les agressions sont possibles (quoique dans le train, métro et bus aussi)
. les filles se trouvent –comme ailleurs– en position de « proie »
. c’est fatiguant sur des longues distances
. il est difficiles de traverser certaines zones urbaines ou périurbaines car on ne peut pas se faire prendre
L’emplacement
Le choix du lieu est très important. C’est ce qui détermine qu’on s’arrêtera facilement pour nous prendre. Il faut suffisamment d’espace avant l’emplacement que l’on choisi pour que les volontaires aient assez de visibilité et de temps pour prévoir de s’arrêter. Puis il faut laisser après soi assez d’espace pour qu’illes puissent s’arrêter et se garer sans danger. Il ne faut pas hésiter à marcher un kilomètre de plus plutôt que de rester bloquéE à un emplacement où personne ne s’arrête.
Soyez prudentEs et évitez d’empiéter sur la chaussée. Préférez les bas-côtés ou les bandes d’arrêt d’urgence.
Pour les grands trajets, il vaut mieux se mettre à la sortie des agglomérations : soit directement sur la route dès la première ligne droite, soit au dernier feu-rouge ou rond-point de la ville. On peut aussi demander aux clientEs de la dernière station-essence de se faire conduire (attention, les patrons n’aiment pas).
Notez bien que c’est interdit de faire du stop sur les autoroutes. Par contre on peut se placer aux péages d’entrée, ou bien dans les aires de repos en demandant aux gens qui s’y arrêtent, mais pas sur la route elle-même.
La connaissance de l’itinéraire est un atout très important. Faire du stop peut être à la fois très rapide et très agréable pour peu que l’on connaisse bien le trajet et la configuration des lieux des axes routiers.
Le moment
Les moments les plus propices sont les horaires pour aller ou revenir du travail (7h-10 h et 17h-20h). Pendant les périodes de vacances et de week-end, les gens prennent moins, d’autant plus que les voitures sont plus souvent pleines.
En hiver, il fait nuit plus tôt et ça a un effet psychologique qui dissuade les gens de prendre en stop. Si on fait du stop de nuit, il vaut mieux se mettre sous un lampadaire, ça rassure. Et il faut redoubler de prudence envers les chauffardEs.
Les intempéries
Malheureusement les routes ne sont pas équipées d’ « abris-stop ». On est donc particulièrement vulnérable aux intempéries.
Le vent est toujours plus froid et plus fort qu’il en a l’air après un quart d’heure d’attente immobile. Quant la pluie, contrairement à ce qu’on pourrait croire, elle ne fait pas pitié no n’attendrit les automobilistes qui ne prennent pas plus vite que quand il fait beau. Au cas où, mieux vaut prévoir un imperméable (genre K-Way) et des vêtements chauds. Bref, soyez équipéEs !
La pancarte ou le pouce ?
Sur les grands axes, il vaut mieux prévoir une pancarte lisible. Attention aux marqueurs qui coulent sous la pluie. Il est important qu’il n’y ait pas d’équivoque sur la destination. Parfois ce sont des noms de villes, d’autres fois des noms de routes, d’autres fois des directions plus vagues (« sud »). On peut se la confectionner avec un carton, des carrés de plastique souple, ou encore en collant une feuille sur un support rigide (chemise). Mieux vaut prévoir quelques feuilles vierges et un marqueur au cas où.
En campagne, c’est pas vraiment la peine car les gens sont moins pressés et hésitent moins à s’arrêter pour demander où l’on veut aller, d’autant plus que la campagne donne une impression de proximité entre les gens qui se croisent. Quelqu’un qui aurait une pancarte risquerait de rompre un peu l’ambiance conviviale qui donne envie de prendre sur les petites routes.
Quand on est encore à l’intérieur des villes, on peut profiter des feux-rouges pour frapper à la vitre des voitures arrêtées pour demander si elle n’iraient pas dans notre direction « par hasard ». Les gens n’aiment pas ça, mais on s’en fout, ça marche (pour peu qu’on soit sur le bon axe urbain).
L’attente
Les 10 premières minutes sont les plus longues. Pour ne pas s’ennuyer, on peut compter les voitures. C’est rébarbatif, mais ça permet de garder une activité mentale et aussi de faire des statistiques : « au bout de combien de voitures se fait-on prendre en moyenne ? 100 ? 200 ? 300 ? ».

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