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Quelques conseils pour faire du STOP

Avantages

. c’est gratuit

. c’est parfois très rapide

. on n’est pas dépendant d’horaires fixes: on part à peu près quand on veut.

. c’est sympa, on rencontre des tas de gens qui a-priori devraient être moins cons/couillons que ceux qui ne prennent pas.

. ça fait prendre l’air et ça fait marcher

. c’est anticonsumériste et écologique

. ça favorise les solidarités spontanées

Inconvénients

. on est jamais sûrE d’arriver à l’heure (quoiqu’en train ou avec sa propre voiture non plus)

. c’est désagréable si la météo n’est pas clémente

. il y a des risques routiers

. les agressions sont possibles (quoique dans le train, métro et bus aussi)

. les filles se trouvent –comme ailleurs– en position de « proie »

. c’est fatiguant sur des longues distances

. il est difficiles de traverser certaines zones urbaines ou périurbaines car on ne peut pas se faire prendre

L’emplacement

Le choix du lieu est très important. C’est ce qui détermine qu’on s’arrêtera facilement pour nous prendre. Il faut suffisamment d’espace avant l’emplacement que l’on choisi pour que les volontaires aient assez de visibilité et de temps pour prévoir de s’arrêter. Puis il faut laisser après soi assez d’espace pour qu’illes puissent s’arrêter et se garer sans danger. Il ne faut pas hésiter à marcher un kilomètre de plus plutôt que de rester bloquéE à un emplacement où personne ne s’arrête.

Soyez prudentEs et évitez d’empiéter sur la chaussée. Préférez les bas-côtés ou les bandes d’arrêt d’urgence.

Pour les grands trajets, il vaut mieux se mettre à la sortie des agglomérations : soit directement sur la route dès la première ligne droite, soit au dernier feu-rouge ou rond-point de la ville. On peut aussi demander aux clientEs de la dernière station-essence de se faire conduire (attention, les patrons n’aiment pas).

Notez bien que c’est interdit de faire du stop sur les autoroutes. Par contre on peut se placer aux péages d’entrée, ou bien dans les aires de repos en demandant aux gens qui s’y arrêtent, mais pas sur la route elle-même.

La connaissance de l’itinéraire est un atout très important. Faire du stop peut être à la fois très rapide et très agréable pour peu que l’on connaisse bien le trajet et la configuration des lieux des axes routiers.

Le moment

Les moments les plus propices sont les horaires pour aller ou revenir du travail (7h-10 h et 17h-20h). Pendant les périodes de vacances et de week-end, les gens prennent moins, d’autant plus que les voitures sont plus souvent pleines.

En hiver, il fait nuit plus tôt et ça a un effet psychologique qui dissuade les gens de prendre en stop. Si on fait du stop de nuit, il vaut mieux se mettre sous un lampadaire, ça rassure. Et il faut redoubler de prudence envers les chauffardEs.

Les intempéries

Malheureusement les routes ne sont pas équipées d’ « abris-stop ». On est donc particulièrement vulnérable aux intempéries.

Le vent est toujours plus froid et plus fort qu’il en a l’air après un quart d’heure d’attente immobile. Quant  la pluie, contrairement à ce qu’on pourrait croire, elle ne fait pas pitié no n’attendrit les automobilistes qui ne prennent pas plus vite que quand il fait beau.  Au cas où, mieux vaut prévoir un imperméable (genre K-Way) et des vêtements chauds. Bref, soyez équipéEs !

La pancarte ou le pouce ?

Sur les grands axes, il vaut mieux prévoir une pancarte lisible. Attention aux marqueurs qui coulent sous la pluie. Il est important qu’il n’y ait pas d’équivoque sur la destination. Parfois ce sont des noms de villes, d’autres fois des noms de routes, d’autres fois des directions plus vagues (« sud »). On peut se la confectionner avec un carton, des carrés de plastique souple, ou encore en collant une feuille sur un support rigide (chemise). Mieux vaut prévoir quelques feuilles vierges et un marqueur au cas où.

En campagne, c’est pas vraiment la peine car les gens sont moins pressés et hésitent moins à s’arrêter pour demander où l’on veut aller, d’autant plus que la campagne donne une impression de proximité entre les gens qui se croisent. Quelqu’un qui aurait une pancarte risquerait de rompre un peu l’ambiance conviviale qui donne envie de prendre sur les petites routes.

Quand on est encore à l’intérieur des villes, on peut profiter des feux-rouges pour frapper à la vitre des voitures arrêtées pour demander si elle n’iraient pas dans notre direction « par hasard ». Les gens n’aiment pas ça, mais on s’en fout, ça marche (pour peu qu’on soit sur le bon axe urbain).

L’attente

Les 10 premières minutes sont les plus longues. Pour ne pas s’ennuyer, on peut compter les voitures. C’est rébarbatif, mais ça permet de garder une activité mentale et aussi de faire des statistiques : « au bout de combien de voitures se fait-on prendre en moyenne ? 100 ? 200 ? 300 ? ».

ECRIRE AU BROU DE NOIX


Comment recharger ses cartouches de stylo et ses marqueurs

 

Avantages

·          Très économique

·          Joli

·          Écologique

·          Compatible avec une société postindustrielle

Matériel nécessaire

·          Une seringue avec son aiguille.

·          Une bouteille de brou de noix (s’achète en droguerie)

L’encre

Pour que l’encre soit jolie et lisible, il vaut mieux faire bouillir le brou de noix pour le concentrer, en le faisant réduire, par exemple de moitié.

Le porte-plume

Au porte-plume il n’est pas nécessaire de concentrer le brou de noix, car cet instrument laisse de lui même une trace plus sombre.

Le stylo plume

Recharger une cartouche vide avec la seringue.

Les marqueurs

Choisissez des marqueurs bien secs. Il y a deux types de marqueurs: ceux qui peuvent s’ouvrir en se débouchant et ceux qui sont complètement fermés.

·          Ouvrez ceux qui peuvent l’être. Vous trouverez à l’intérieur un cylindre de matière spongieuse. Injectez-y une bonne dose de brou de noix concentré et refermez.

Ceux qui ne peuvent pas être ouverts peuvent aussi être rechargés. Piquez l’aiguille dans la mine en feutre le plus profond possible puis injectez-y une dose de brou de noix concentré. Laisser l’intérieur du feutre absorber la dose en posant le marqueur debout, mine vers le haut.

La “ domination urbaine ”


Les revendications de la ruralité sont fréquemment attribuées aux esprits réactionnaires poujadistes. On s’empresse de citer des références au pétainisme, aux chasseurs fanatiques à mitraillette, aux agriculteurs pollueurs et égoïstes, aux vieilles mœurs aliénantes, à la passivité politique... C'est comme à chaque fois que je parle des langues indigènes, il y a toujours quelqu'un qui me sort que c'est réac et honteux. Bien sûr, c'est tellement plus confortable... Car faire des amalgames ne sert pas la réflexion et permet par contre de continuer à se dire qu'on a bien raison de pas se poser plus de questions, sur l'existence d'une éventuelle domination urbaine en l'occurrence.

Il paraîtrait que la ruralité n’a désormais plus à se plaindre. Que le stigmate de “plouc” n’existe plus et qu’être de la campagne, loin d’être une tare, est désormais un privilège. On cite en exemple l’imaginaire bucolique entretenu par la société moderne, ou la poudre aux yeux et les effets de manches à prétention moderniste des responsables de l’aménagement du territoire.

Je crois que cette vision de la ruralité est une illusion. C'est la ferme de Marie Antoinette au palais de Versailles. Rien à voir avec la situation des ruraux comme condition, comme il existe une condition ouvrière, une condition féminine, une condition animale, enfantine, etc. Je crois que l'on idéalise la ruralité, et qu'on nous dépeint effectivement quelque chose de complètement fantasmé, complètement mis en scène. C'est d'ailleurs souvent une ruralité passée pour nous faire bien comprendre qu'elle est de toute façon inaccessible: pas la peine de chercher à le vivre pour de vrai, c'est que du rêve, c'est de l'histoire ancienne (cf. Publicités "Herta" qui servent à vendre des saucisses ...industrielles!). Cette mise en scène idyllique ressemble à tant d'autres ayant pour but d'occulter une réalité plus douloureuse. Ainsi la féminité enchanteresse sert de maquillage à la réalité de la condition féminine et aux injustices sexistes, les cartes postales des îles lointaines et exotiques déguisent les colonies d'aujourd'hui où les occidentaux règnent en maîtres, etc.1 Tout ça pour faire consommer, et puis vite penser à autre chose.

La campagne vit de plus en plus une sorte de colonisation urbaine. J’entends le terme "colonie" dans le sens de territoire utilisé pour des intérêts non-indigènes.. On utilise la campagne pour stocker toutes les merdes de l'urbanisation: les super-usines qui risquent de péter, les décharges, les barrages, etc. Toutes les solutions de communication et de transport sont pensées pour la ville et sont toujours mal transposables en milieu rural (métro, ADSL, TGV pour relier les capitales entre elles, etc.).

La colonisation de la campagne inclue la colonisation de peuplement. Les zones proches des villes étant repeuplées d'urbainEs (qui continuent par ailleurs d'être urbainEs professionnellement, urbainEs dans leurs loisirs, urbainEs dans leur langage, goûts, vie de famille, etc.). Les autres zones sont condamnées à la désertification où la survie sociale devient de plus en plus déprimante. Tout ceci fait dire à certainEs que, du coup, à la campagne, il y a plus de ruraux... Que les "vrais" campagnards sont ultra-minoritaires, “ résiduels ”, que c'est le sens du progrès... (sic).

La désertification des zones les plus éloignées des centres urbains justifie l'implantation de trucs dont personne ne veut nulle part ailleurs. On utilise confortablement la docilité de la population. Cette docilité est rendue possible par un discours qui lui dit qu'elle n'est rien, qu'elle n'existe plus de toute façon, ou qu’elle n’existe plus "pour de vrai", comme avant. Résultat: carence d'estime de soi, manque de conscience de sa condition et incapacité à résister. Tant pis pour eules, l'autoroute passera dans la cour de la ferme, le bassin du barrage noiera le village. Z'avaient qu'à se rebeller.

Et puis se déchaînent les clichés stigmatisants : “ les gens d’ici sont franchement pas très fins, ils sont si fatalistes, faut pas trop leur en demander, ils sont fermés, ils disent du mal parce qu’ils n’ont que ça à faire, ah, les commérages, ça circule! ”… Comme si la culture et la communication urbaines en étaient épargnées : les revues in, les bars tendance, les cercles d’initiés etc. font pourtant commerce des ragots et regorgent de mauvaises langues.

Tous les stigmates de la campagne restent très difficiles à porter qu'il s'agisse du langage (un enfant qui roule les « R » aura un « défaut de prononciation » handicapant, motif pour consulter un orthophoniste), du lieu de résidence (dire qu’on habite en ferme et qu’on a des vaches chez soi fera au moins sourire), du métier (ne plus dire « paysan » mais « exploitant agricole »), de l'aspect vestimentaire (la terre sur les vêtements, « c’est sale » et les bottes ça le fait pas devant les potes), des goûts musicaux (aimer le musette ou la grosse techno bourrine ça fait beauf) ou culinaires (« Tu cuisines à la graisse d’oie, beurk ! »)... Bien sûr ça fait super chouette de manger un fromage qui sent bon la bouse de vache, ça fait couleur locale pour faire acheter et consommer des produits (industriels)... Mais quand il s'agit de trouver un boulot, ou unE conjointE, la bouse de vache, ça fait tache.

D'autres caractéristiques de l'impérialisme apparaissent assez clairement pour qui veut les voir: l'émigration économique par exemple. Comment subsister dignement à la campagne sans aller travailler tous les jours à la ville ? Comment faire des études sur place ? Quels métiers bien payé peut-on exercer à la campagne ? Comment revenir au pays une fois qu’on a émigré, fait ses études de biologie et trouvé unE partenaire urbainE ?

On dérobe ou réduit au minimum le pouvoir de décision local. Toutes les décisions importantes sont prises à la ville par des urbains. Si des ruraux s’opposent à un projet, leur intérêt passera en dernier.

On rompt les structures sociales propres à la campagne pour imposer des modèles extérieurs. Les jeunes générations délaissent les fêtes de village pour se faire des soirées Mac Do-ciné à la ville. Les agriculteurs sont devenus des ouvriers fonctionnaires. Les paysans d’aujourd’hui achètent même parfois le lait UHT au supermarché alors qu’ils en produisent « parce que c’est plus pratique ». On détourne les richesses de la terre, que l’on exporte vers les villes (comme on le fait pour le tiers monde) en mettant en péril pour l’avenir et détruisant les ressources naturelles locales.

Tout ça arrange bien le capitalisme qui a besoin qu'un maximum de la population soit urbanisée pour que le consumérisme puisse se développer, se développer, se développer... Et pour qu'on avale la pilule, il nous fait croire qu'il est l'ami des ploucs et des bouseux.

OFM

2002

1 Pour le développement de cette idée, je vous conseille la lecture de "Fiction de l'étranger - Quasimodo n°6".

Ni francimandejadas, Ni espanholadas, Volèm las bèstias desliuradas!


LA CORRIDA ES TORTURA

Nòstra societat considèra les autris animals coma causas que se pòden utilizar dins le sol interès dels umans. Las bèstias nos servissen d'aliments, de supòrt d'experimentacion dins les laboratòris, de passa-temps a la caça, a la pesca, al cirque, al zoò o a l'ipodròme... Tot aquò es injuste e se podriá evitar.

Ara, se'n vòlen servir per fèr un espectacle exotic. Mès la corrida, es pas un art. Es una tortura ont le taure sofrís e morís per pas res.

ES PAS NÒSTRA CULTURA

D'unis disen que la corrida veng d'una tradicion locala. Es faus. La corrida es un espectacle neishut dins l'entorn dels masèls en Espanha. Res a véser ambe nòstra cultura locala.

Vertat que l'Estat francés refusa de reconéguer nòstra cultura occitana, ridiculiza nòstras tradicions inofensivas, empacha la practica de nòstra lenga... Es pas una rason per qu’ensagen de nos fèr créser que "sèm un pauc espanhòls ja que sèm del sud".

Nani! Nosautris sèm occitans.

La corrida es pas un jòc,

Ne volèm pas enlòc!

Libère-toi de la télé (DIY)


Tu te crois plus fortE que la télé ?

Tu crois que tu sais lui résister. Tu « maîtrises ». Tu sais que la télé ment, manipule et désinforme, mais comme tu le sais, ça te met à l’abri? Tu gardes « une distance critique » ce qui te permet de ne pas tomber dans les manipulations dont tu es conscientE. Tu regardes les pubs juste pour le plaisir de les critiquer et tu n’apprécies les bonnes que pour leur génie éventuel mais en aucun cas elles ne te font consommer plus.

Ça a aussi « des bons côtés ». Ça te « détend ». Ça te permet de « décompresser et penser à rien ». T’es sûr que tu gardes toujours ta « distance critique » ?

Tu n’en es pas dépendantE. D’ailleurs quand t’es en vacances en camping, ça te manque presque pas… Tu es vraiment sûrE de toi? Tu pourrais très bien te passer de la télé?

Alors essaye un peu pour voir... Juste 1 mois. Un mois dans ta vie pour que je la ferme une bonne fois pour toute. Un mois, pour replonger dedans dès que tu m’auras prouvé que c’est toi qui as raison.

La « flemme »? Pas « envie »? « Pourquoi faire »? Ok, tu n’y arrives pas, en fait. Alors essaye le plan B.

Plan B : Lâche ton poste.

Eh oui c’est dur. Une relation affective de plusieurs années s’est tissée entre vous deux. Ou plutôt c’est lui qui a tissé sa toile autour de toi : un filet où tu t’es empêtréE. Mais c’est une question de vie ou de non-vie pour toi. Alors, ça en vaut la peine.

Pour commencer, dis-toi que tu regarderas la télé chez des potes, à l’occasion. Que tes 5 émissions préférées de la journée tombent juste au moment où tu pourras les voir chez...

Dis-toi que tu pourras en tirer un bon prix, que ça te fera un peu d’argent dont tu as justement besoin pour… te payer le dernier portable que t’as vu … à la télé cette semaine. Tu pourras aussi économiser la redevance, c’est pas rien. En même temps tu sais –même si c’est encore abstrait pour toi– que ça ne te fais pas de bien. Alors ne sois pas méchantE et ne l’offre pas à des gens que tu aimes. Tu sais bien que ce serait un cadeau empoisonné. Vend-là. Ou file-la à Emmaüs. Met une petite annonce. Ou balance-la aux ordures si tu en a le courage.

Quand elle ne seras plus chez toi, elle ne te manquera plus. C’est la seule solution. Débranche cette perfusion qui te pourrit.

Après tu te rendras compte que tu n’a rien manqué, que tu as tout gagné.

Mais pour l’instant, tu n’y crois pas encore.

Tu sens que tu la trahis, que tu te trahis. En vérité c’est toi-même que tu trahissais toutes ces années par confort et par lâcheté. Maintenant tu vas entrer dans l’ère du courage et de ton propre respect. La cohérence. Sans compromission.

Tu voudrais bien la garder ? Pour la regarder juste de temps en temps… Pourquoi faire ? Tu sais bien qu’à chaque fois que lu la regarderas, tu te sentiras encore un peu plus mal, encore un peu plus frustré-e. Tu voudras ci, tu voudras ça. Ce que t’as pas et qu’on te montre à l’écran pour que –toi aussi– tu le veuilles, sinon leur marché s’écroule. Tu penseras à ci, tu pensera à ça. Au sujet auquel ils auront décidé que tu dois penser.

Elle t’a coûté cher ? La télé c’est un poison. L’erreur ça n’est pas de t’en séparer, c’est d’avoir dépensé de l’argent pour elle.

Réfléchi bien combien de fois tu éteins ton poste et tu te sens vraiment mieux qu’avant de l’allumer. Et combien de fois tu te sens plus vide après ta dose.

Du courage, mais pas de sacrifice.

Tu vas gagner du temps. Tu vas faire plus de choses sans pour autant être plus fatigué. Tu vas dormir mieux, acheter moins, être moins frustréE par ce que tu n’as pas et dont tu n’as finalement pas besoin. Tu vas (re)commencer à aimer tes voisinEs, ta famille, les gens... toi-même. Tu vas te sentir différentE. DifférentE des autres mais aussi de toi-même telLE que tu l’étais avant. Tu vas avoir des idées différentes. Tout va changer. Tu vas te retrouver. Tu vas te trouver originalE. Tu vas avoir une vision plus positive de toi-même.

Vend ta television a ton piri enemic!


¾ la télé, ça abruti ¾ ça fait consommer ¾ ça rend dépendantE ¾ ça banalise la violence ¾ ça hypnotise les populations ¾ ça manipule et ça désinforme ¾ ça créé des frustrations sexuelles ¾ ça ennuie et ça fait perdre son temps ¾ ça créé des sentiments d’insatisfaction ¾ ça favorise la résignation et le fatalisme ¾ ça coûte cher: redevance, achat des appareils ¾ ça stresse, ça rend nerveuse/x et anxieuse/x ¾ ça créé des envies où il n’y a pas de besoin réel ¾ ça formate et ça moule nos désirs et nos envies ¾ ça tue l’esprit critique et la réflexion personnelle ¾ ça favorise les complexes, les régimes et l’épilation ¾ ça nous détourne de nos centres d’intérêts personnels ¾ ça standardise et ça uniformise le langage et la pensée ¾ ça renforce les stéréotypes sexistes du masculin et du féminin ¾ c’est la mort de nos fêtes populaires, veillées, contes, chants, danses... ¾

La ¾ television ¾ te ¾ ¾ mal

Enfumer = Empoisonner


OFM – D’après www.droit-air-pur.com

“Fumer” est un terme qui représente mal la réalité de l’inhalation volontaire de fumée. La cheminée fume, un bol de soupe chaude fume. Aspirer volontairement de la fumée n’a pas ce charme. Aspirer volontairement de la fumée c’est s’intoxiquer, s’empoisonner. C’est suicidaire.

La toxicité des fumées1 tue plus que les OGM, la vache folle, les attentats, la pollution, les drogues dites dures, les accidents de la route, le SIDA, l'alcoolisme, le suicide... Sur la planète, 1 mort sur 5 est tué par la fumée du tabac. Quelqu’un qui s’empoisonne avec du tabac n’a qu’une chance sur deux d’en réchapper.

Il y existe une double responsabilité à s’intoxiquer en public: attenter à la santé d’autrui et perpétuer une pratique collective extrêmement nuisible.

En effet, les fumées se propagent et intoxiquent aussi l’entourage causant les mêmes problèmes de santé qu’en respirant les fumées volontairement. “ En terme de toxicité, juste une heure dans une pièce close enfumée est l'équivalent de 10 à 15 cigarettes fumées à l'air libre ” (Pr G. Lagrue). Les femmes sont particulièrement vulnérables (alors qu’elles sont de plus en plus nombreuses à s’empoisonner). Les enfants et les fœtus sont en plus grand danger encore. Les bêtes aussi risquent leur santé en respirant la fumée des humainEs.

En outre s’empoisonner est une activité contagieuse. Cela pousse l’entourage à faire pareil pour s’adapter ou par simple mimétisme. En effet, toutes les personnes devenues accros ont toussé à leur première taffe qu’elles ont trouvée mauvaise. On ne commence pas à aspirer de la fumée parce qu'on est accro ou qu’on aime ça. On commence à s’intoxiquer par mimétisme, parce que c'est finalement socialement plus dur de résister que de s’empoisonner. Ainsi, en plus de mettre en danger la santé de son entourage directemet, inhaler des fumées toxiques en public de façon ordinaire banalise le danger et occulte la gravité des conséquences.

Vous le voulez, vous pouvez arrêter de vous empoisonner, ou bien vous pouvez continuer si ça vous chante. Vous êtes libres, responsables et informéEs. Mais vous intoxiquer en public en enfumant les autres relève du syndrome du forcené qui veut “ suicider son entourage ” en même temps que lui-même. Alors empoisonnez-vous. Suicidez-vous. Mourrez vite et qu’on en parle plus. Mais foutez la paix aux autres.

1 Les fumées de tabac ou de chanvre contiennent plus de 4000 produits chimiques dont 40 substances cancérogènes par exemple le monoxyde de carbone, le benzène, le nickel, le chlorure de vinyle et l’arsenic. Respirer régulièrement de la fumée détruit les poumons, provoque des cancers du poumon, du sein, de la peau, de l'estomac, de l'intestin, etc. accélère le vieillissement, cause des maladies cardiovasculaires (comme des infarctus) et induit des accidents vasculaires cérébraux. Les fumées peuvent aussi causer des infections de la poitrine, des otites, une toux excessive et l’irritation de la gorge. Associée à la pilule, la fumée provoque des embolies pulmonaires parfois mortelles. Elle cause aussi des problèmes d’érection…

La pollution lumineuse ? Qu’es aquò ?


Les communes installent de plus en plus d’éclairage public. L’origine de l’éclairage public vient d’une peur sécuritaire qui date de Louis 14. Comme toujours l’idée est venue des grandes capitales d’États centralisés. Les braves bourgeois parisiens tremblaient en passant dans les rues des quartiers populaires de Paris et ils en vinrent à réclamer des lampadaires comme aujourd’hui on réclame des caméras de surveillance.

La pollution lumineuse représente pourtant une nuisance pour les humain-e-s. Le gaspillage d’électricité est considérable et coûte cher aux contribuables. En plus l’argument de la sécurité routière ne tient pas. L’éclairage semble inciter à rouler plus vite et peut même éblouir (il y aurait plus d’accidents aux ronds-points éclairés, d’après les statistiques).

Cela n’évite pas non plus les vols et les agressions : les endroits les moins éclairés seraient les moins dangereux d’après les statistiques de la police et de la gendarmerie françaises). Par contre, les lampadaires vont de pair avec l’avancée de l’urbanisation : la ville et ses règles de vie envahissent de plus en plus la campagne. L’éclairage public favorise à terme la “ rurbanisation ” et les migrations pendulaires.

En outre l’éclairage nuit au sommeil et au repos, et la lumière artificielle qui s’introduit chez nous n’est pas forcément bienvenue. L’éclairage peut aussi désorganiser socialement nos journées liées ancestralement au soleil : on est incité-e-s à vivre la nuit et à suivre un rythme de vie fatiguant , on manque de sommeil et de lumière naturelle. On ne voit plus les étoiles, qui sont pourtant la base de notre savoir ancestral (pensez à la mythologie la philosophie, les sciences).

D’autre part la pollution lumineuse constitue une nuisance pour les bêtes en perturbant leur sommeil et leurs rythmes biologiques. De nombreux animaux restent piégés par la lumière (comme les insectes, etc.) ou sont effrayés (comme les oiseaux migrateurs...). Cela met en péril certaines espèces en danger (qui ont du mal à se reproduire).

La pollution lumineuse représente aussi des nuisances pour toute la planète. Il s’agit d’un gaspillage d’énergie : or la fabrication d’ électricité pollue et épuise les ressources naturelles, en particulier les ressources fossiles (pétrole, uranium...). Or le pétrole ne tardera pas à se tarir (d’ici quelques dizaines d’années selon certains experts.) Imaginez aussi la quantité de déchets polluants des lampadaires comme les métaux toxiques des ampoules (mercure, etc.). La flore n’est pas épargnée, tous les rythmes naturels sont perturbés.  Par exemple les plantes font leur photosynthèse en pleine nuit . Et ne parlons pas de la détérioration du paysage…

Face à ces nuisances il existe des solutions locales. On peut limiter l’éclairage existant aux heures de trafic à l’aide de minuteries ou détecteurs de mouvements. Par exemple en éteignant l’éclairage une partie de la nuit. Et pourquoi pas supprimer les lampadaires qui ne sont pas indispensables (sur les petits chemins, dans les centres historiques) et n’en installer que dans des endroits où ils sont absolument indispensables.

En tout cas, il est plus que temps que nous réapprenions à apprivoiser l’obscurité et à accepter la réalité naturelle qui fait que la nuit succède à la journée.

Pintrar ambe tèrra.


Atal, una petita ficha tecnica ende vos presentar un metòde de pintratge original e alternatiu. Pintrar abme tèrra es un simbòle interessent ja que le metòde rebremba l’objectiu de nòstra luta: defénder nòstra tèrra.

“Ende la tèrra, per la tèrra”, qué.

Avantatges

  • ecologique,

  • gratuit

  • legal

  • pas dangerós

  • facille d’usatge

Permet de pintrar:

  • sus las parets,

  • sus surfaças lissas impermeablas (panèls, voatura privada, veirina, etc.)

  • sus la rota

  • sus un teishut (ende hèr banderòlas)

  • sus papèr, carton

  • sul boès

Material

  • un pincelàs e un pincelon (ende pintrar en plan gròs, causir una bròssa ende pegar tapissariá)

  • un boèta ermetica / un ferrat

  • de tèrra grassa (a prénguer dins un camp laurat, jos la tèrra de surfaça)

  • Facultatiu: “causena aeriana”, ende hèr un pintratge permanent

Preparar la tèrra

  • Se la tèrra es mòlha: la deishar secar. Quand es seca, ne hèr micas. Las passar al curbèth s’ètz minimós.

  • Botar las micas de tèrra dins un ferrat o una boèta.

NB: Ende hèr un pintratge permanent: ajustar “causena aeriana” a la tèrra (ex: 1/4 de la proporcion de tèrra).

  • Ajustar +/- 40 % d’aiga. Barrejar plan ende arribar a quicòm d’omogenèu.

  • Deishar esperar qualques temps. Abans de pintrar, tornar barrejar plan.

Cossint pintrar?

Atencion a la consistença:

  • sus las parets: cal una substença cremosa e un pauc espessa, coma un iaort. S’avètz léser: molhar la paret qualque ora abans, o la nuèit abans: sirà mès facilla a pintrar.

  • sus la rota: pòt èster mès liquide, ja que cola pas

  • sus un teishut, papèr/carton, fusta: cal que siá plan liquide, es mès facille à aplicar, coma uèus batuts

  • sus una surfaça lissa (métal, fusta envernissada, etc.): cal que sia un pauc espés

Ende pintrar les panèls i a un metòde interessent:

  • Abme un gròs pincelàs, cobrir tot le panèl de tèrra.

  • Abme le dit cobèrt d’un teishut (ende pas deishar emprentas digitalas), escriure en occitan! (en “negatiu”).

  • NB: Aqueste principi de “sgrafitto” se pòt tanbens hèr en rasclar la tèrra un còp qu’es seca.

En secant, la tèrra veng gaireben blanca e luminosa, d’una color cauda e que se vetz plan.

Cal hèr ensatges abans d’acomplir son òbra...

Quand plau, una granda partida de la tèrra pòt partir, mès una cocha de color demòra. Sense la quitar, la tèrra se vetz longtemps. Çò que hè qu’un messatge se pòt perfectament legir pendent plan longtemps, mèma que plàvia. (Se volètz pintrar de faiçon permanenta: ajustar 1/4 de causena aeriana a la tèrra.)

Cossint netejar la pintrura de tèrra?

Sus una surfaça lissa e impermeabla, sufís de passar un còp d’esponja plan molhada e se’n va tot sol.

Sus un teishut, la tèrra dèisha una marca qu’es dificilla a quitar. La cal deishar longtemps trempar dins l’aiga freda e la netejar sense res, abans de la lavar abme detergents.

Sus una surfaça porosa (ciment, etc.), la color se’n va jamès completament. Donc, atencion als planhs dels proprietaris de las parets...! Ende netejar: una baleja-bròssa e un ferrat d’aiga neta. E cal frotar!

Disen que la soda caustica (liquida o en cristals) disòlv les pigments colorats de la tèrra. Mèfi: es dangerós.

Pega-pas-solet

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